En 1911, alors âgé de 71 ans et à l'apogée de sa célébrité, Auguste RODIN reçoit plusieurs photographies de sculptures en bronze, du dieu de la danse Shiva sous sa forme de Natarâja, Roi des danseurs et des acteurs.
Ces clichés lui sont remis à sa demande par Victor Goloubeff, un archéologue amateur russe, dirigeant la revue Ars Asiatica à Paris.
Ce dernier demande à RODIN d'écrire un texte sur le SHIVA NATARÂJA.
Rodin rédige alors sur quelques pages, des fragments poétiques, publiés après sa mort en 1921 sous le titre "La Danse de Shiva".
Imprégnée d'une Inde à la fois ancestrale et contemporaine, Katia LEGERET-MANOCCHAYA présente une mise en scène des fragments poétiques d'Auguste RODIN sur la base du travail de création initié dans quatre régions de l'Inde.
C'est là que réside le caractère unique de cette création: la réunion de différentes formes de théâtre dansé indiens (Bharata-Natyam, Kutiyattam, Kathakali et Odissi), à travers la vision du sculpteur et les images poétiques qu'il décrit.
La scénographie met en exergue le dialogue entre la vision de Rodin et ce modèle de la sculpture antique, le SHIVA, qu'il érige comme une source d'inspiration de son art.
Le travail de transmission et de création s’est déroulé dans 4 états indiens (Kerala, Tamil Nadu, Karnataka et Orissa) et rend compte du travail chorégraphique des maîtres indiens dans chaque discipline traditionnelle à partir de leur lecture, leur traduction et leur transcription chorégraphies du texte d’Auguste Rodin.
Katia Légeret-Manocchaya a pour cela réuni des interprètes acteurs-danseurs, tous et toutes formés en Inde dans chacune de ces disciplines.
Une co-production d'OPUS 31 et de la Cie Arka